Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Rechercher

Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 18:15

Voici une nouvelle livraison de mots mystérieux. J'en complète les définitions avec les contributions qui seront les bienvenues.

Tarabastal.-
Le mot tarabastal ou tarabastel était couramment employé dans le sud du Périgord. Je l’ai entendu comme juron et exclamation, il s’employait dans la forme suivante : « Quel tarabastal ! » « C’est un vrai tarabastal ! » « Ils ont fait le tarabastal ! » J’en donne la définition à la fois d’une expression qui  caractérise un très grand désordre, mais aussi un très grand bruit. Dans une seconde acception, le mot  désigne par ailleurs un objet précis, il s’agit d’un gros morceau de bois servant de poids et d’entrave à une vache ou à un taureau ou à un boeuf. L’objet était ainsi relié à la patte de la bête qui, si elle voulait courir,  agitait de telle sorte le tarabastal qu’elle en recevait des coups qui l’incitaient en général à ne pas réitérer ses velléités de course. (Je cherche des compléments à cette définition ainsi que des variantes de la phonétique. Comment était employé ce mot notamment dans l’Agenais, dans le Quercy et en Gascogne ?)

Clumer.- C’est un verbe. Nous disions dans la cour de l’école « On clume ! » pour lancer le jeu de cache-cache. Si ma mémoire est bonne, celui qui clumait était celui qui comptait à haute voix jusqu’à dix en se fermant les yeux le temps que tous les copains partent se cacher. A « DIX » le « clumeur » partait à la recherche de tous ceux qui étaient cachés. (Pour étendre la thématique je recherche des noms de jeux traditionnels et anciens de cours d’école. Bien sûr il y a les plus classiques comme la marelle, le mouchoir ou colin-maillard. Mais y avait-il des jeux beaucoup plus locaux et spécifiques à des terroirs et notamment à la vallée de la Dordogne ?)

Jimboura.-  Nom masculin qui renvoie à la cuisine traditionnelle et en particulier aux charcutailles familiales. C’est le bouillon de cuisson des boudins. Dans ce bouillon cuisaient aussi quelques légumes, carottes, oignons piqués de clous de girofles, bouquet de poireaux. Ce bouillon très gras, serait servi en soupe, le soir des cochonnailles familiales. Selon l’usage ici, on « trempait la soupe ». Le pain était tranché finement dans une soupière. Sur ce pain était versé (trempé) le bouillon gras du jimboura. On servait alors la soupe à pleines louches. (Je recherche l’orthographe exacte du mot qui n’est ici que phonétique tel qu’entendu dans les villages autour de Lalinde. Cette soupe est-elle connue au-delà de ce coin du sud du Périgord ?)

 
*******************************************************************

Par Bernard Stéphan - Publié dans : traditions orales
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Au sujet de Jimbourra. Après avoir beaucoup cherché, je pense que c'était à l'origine "sangbourre" (de deux mots occitants bourre =bouillon et sang = comme en français). Ce mot "sangbourre" pour désigner un bouillon de boudin se prononcerait effectivement "chambourra" en occitant bergeracois. Aussi, le glissement vers "chembourra" puis "jembourra" et "jimbourra" s'expliquerait assez bien (du fait que dans nos campagnes les gens ne savaient plus écrire l'Occitant. Ils parlaient seulement le patois).

Bien cordialement.

Patrick Chalmel

Commentaire n°1 posté par Patrick Chalmel le 01/08/2011 à 19h47

DEUX PUBLICATIONS SUR MAISONS A EMPILAGE PAR ASSOCIATION ARCHEOLOGIQUE DU PASTOURAIS (CFsite)CONNAISSEZ VOUS L EXPRESSION GARLANDER EMPLOYEE EN HT AGENAIS ? BRAVO ET MERCI POUR VOTRE SITE

Commentaire n°2 posté par MARVIER JACQUELINE le 07/09/2011 à 19h48

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés