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Bien regarder, bien écouter, bien comprendre. Nos paysages racontent des vies et notre histoire. On pousse la porte et on regarde autrement... (Ce blog est réalisé par un journaliste professionnel)

Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 20:05

Mémoire de Berry et Sologne

 

Ouvrez l'album de famille de Berry Sologne du début du siècle aux années soixante. Entièrement réalisé à partir d'images d'archives familiales inédites, ce film montre la vie quotidienne de nos parents ou grands-parents telle qu'ils nous la racontaient... Un voyage qui nous emmène à travers des lieux et des événements que nous aimons dans le Cher, l'Indre et même en Loir-et-Cher.
Lieux connus : les étangs de la Brenne, Bourges, Châteauroux et sa base américaine, Vierzon, le lac de Chambon, Vouzeron, Sancerre, la procession de la fête Dieu.
Fêtes et grands évènements : le retour des poilus à Châteauroux en 1919, la visite de Pétain en 1942, le cirque Pinder en 1949, la visite du Général de Gaulle en 1959, la fête de la Saint Hubert, le congrès eucharistique de Bourges en 1938...
Travail et vie quotidienne : un élevage de faisains en Sologne, une chasse à courre, la foire aux bestiaux d'Orsennes, les travaux agricoles, les magasins Aubrun à Bourges en 1926, et une étonnante réclame pour les nouveautés chez Aubrun...

* Auteur Bernard Stéphan, réalisation Beta Production, éditions Montparnasse (50 mn, 19,90 euros). En vente en kiosque ou en commande à Monparnasse éditions.

Par Bernard Stéphan - Publié dans : mémoire rurale
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 15:39

Venue de Charolles.- Savez-vous que le berceau de la race charolaise se situe dans un terroir de Saône-et-Loire, dans la vallée de l'Arconce, au nord de Lyon ?... C’est à l’origine une race montagnarde venue du Jura. Elle s’installe dans le comté de Charolles au XVIIIème siècle. Progressivement va se façonner une tradition d’élevage sur des herbages  dont les surfaces vont progresser sur le régime d’assolement triennal des cultures. Ce terroir va se spécialiser dans l’engraissement des bœufs à la robe isabelle pour les boucheries lyonnaises. En 1747, une autre destination va naître. C’est un éleveur du nom d’Emilien Mathieu qui met sur les mauvais chemins un troupeau de bœufs pour Paris. Dix sept jours de marche et au bout du voyage les boucheries de la capitale. Le destin des troupeaux de Charolles est désormais fixé. La demande sera telle et la prospérité avec, que le territoire de la race va s’étendre pour façonner le vaste pâturage du centre de la France qui englobera le nivernais, le Bourbonnais et le Berry. L’amélioration génétique suivra, le livre généalogique (herd-book) est créé en 1864. Jusqu’au début du XXè siècle, les bœufs sont utilisés pour le trait, on les retrouve dans une activité spécifique au nivernais et au Morvan, celle des galvachers.

Chaque printemps, le bouvier nivernais avec son attelage partait, loin, louer son savoir et la force de l’attelage. Pour débarder les forêts de l’Orléanais, transporter les chargements de pierres en Val de Loire, charroyer les récoltes de javelles dans la Champagne berrichonne, retourner les emblavures d’automne en Beauce. On retrouve la famille Marthieu, Claude, fils d’Emilien, en 1773. Il est alors un migrant de l’intérieur. Un peu pionnier. Il implante un premier élevage dans la Nièvre à Anlezy. Avec le cheptel blanc, il importe les prairies artificielles. Une nouveauté malgré quelques essais, caprices d’aristocrates fonciers sensibles à la nouvelle agriculture pratiquée en Angleterre. Peu à peu le nivernais devient un pâturage qui rapproche les élevages de Paris. Vers 1810 la race s’installe dans le Cher à l’initiative d’un propriétaire visionnaire, un certain Louis Massé, qui lance la sélection. Les troupeaux blancs ne vont cesser de conquérir du terrain. Durant tout le XIXè siècle cohabitent en Berry bêtes à viandes engraissées pour la boucherie et bêtes de trait pour les grandes attelées de Champagne berrichonne. Aujourd’hui, c’est la Vallée de Germigny qui est devenue le terroir emblématique de la race en Berry.

A Anost (Morvan), André Grimont bercé par le souvenir des Galvachers, qui a bien connu le travail avec les boeufs, raconte: <Toute la famille accompagnait le père qui partait avec ses seize boeufs débarder dans le Cher, en Nièvre et Haute-Marne, et là où il y avait du travail. Cette vie de migrant ne permettait pas trop d'aller à l'école, mais j'ai quand même réussi mon certificat d'étude. A mon tour, héritier d'une longue lignée de Galvachers, j'ai continué comme mon père mais uniquement sur le massif morvandiau avec mes boeufs jusqu'en 1963, et je me rappelle d'une journée où j'ai sorti quarante-cinq stères de bois de chauffage avec une paire de boeufs.>

* Je recherche tous les témoignages possibles sur les galvachers.

Par Bernard Stéphan - Publié dans : ethnologie
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Vendredi 11 novembre 2005 5 11 /11 /Nov /2005 00:00

Gens et métiers du PERIGORD

Terre de plateaux, de forêts sombres, de vallées , de pierres aux couleurs de feu, le Périgord réunit cette diverslté de paysages dans lesquels s'est façonnée une civilisation. Ici, une très longue histoire a inventé un art de vivre. Cet art est tout organisé de part et d'autre d'une rivière ; la Dordogne. Là, les hommes ont travaillé, usé des gestes anciens, construit des villages, élevé des châteaux, bref, fait de la belle ouvrage. Là, de longues générations ont aussi inventé un vocabulaire très imagé, une manière de raconter, un plaisir de la conversation. Il en reste aujourd'hui un chant des mots et une vraie joie de dire.


Ce sont ces survivants d'une terre du bonheur, ces passionnés de métiers venus souvent du XIXe siècle, que nous avons croisés. Nos témoins sont des mainteneurs à leur manière. Avec le savoir des gestes techniques du métier en plus, ils racontent une vie. Elle est souvent faire d'un art certain d'accompagner le temps.

Le village de Pontours sur la rive gauche de la Dordogne.


Les témoins écoutés dans ce livre sont les acteurs d'un passé pas bien lointain, mais sans doute achevé. Au moment des rencontres ils étaient les derniers vivants d'une société rurale qui n'existe pratiquement plus. A petit pas, avec leur langue et leurs mots, ces hommes et ces femmes recomposent un passé simple, mais riche de gestes et de souvenirs dans ces terres du Périgord, avec une ou deux incursions en Corrèze et en Limousin parce qu'ici entre voisins, dans la vieille société rurale, on aimait se donner la main.
Cet ouvrage est construit comme un reportage dans les villages du Périgord. Les témoins d'un monde ancien livrent les clés d'un temps qui s'en va.

Gens et métiers du PERIGORD par Bernard STEPHAN
Collection : Mémoire du terroir, éditions Royer
Nombre de pages : 208
Format : 17x24 cm
Numéro ISBN : 2-908670-75-5
Illustrations : 36 photographies et 5 dessins (noir et blanc)
Prix : 24 euros

Par Bernard Stéphan - Publié dans : ethnologie
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